l’année des mirabelles

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Girlfriend

l’année des mirabelles”Richard est à la pêche toute la journée ; tu passes par le portillon, Pierre : je cueille des haricots verts dans le fond du jardin”C’était le papier que Murielle avait scotché sur la porte de son pavillon, construit en retrait de la rue. Je les avais prévenus que je passerais leur apporter le premier jet de ma récolte de mirabelles, un bon kilo. En cette veille de 15 août, je les avais cueillies sur l’arbre, tôt le matin, pour éviter la canicule qui sévissait et l’agression des guêpes qui défendaient leur pitance. Bien que mon village soit éloigné du Nord-Est, un mirabellier trônait dans mon jardin, le seul de mon petit village et, cette année, il ployait sous les fruits. C’était une lubie de mon ex-épouse, ce mirabellier, pour lui rappeler sa Lorraine natale. On était séparé depuis trois ans, mais elle m’avait fait jurer de ne pas couper son arbre fétiche qui, en vingt ans, avait pris insidieusement beaucoup trop d’ampleur et de hauteur à mon goût.Murielle s’était montrée très surprise quand on lui avait annoncé notre séparation. On avait sympathisé avec ce couple il y a une dizaine d’années, lors d’un voyage de groupe en Andalousie. Murielle, une bonne femme qui débordait d’énergie, était de notre âge, une petite cinquantaine. Son mari, lui, était d’un calme olympien, imperturbable. C’était d’ailleurs lui le Grand Maître es-confiture, et lui aussi qui préparait le repas quand ils nous invitaient.Quels que soient les agissements de son épouse, aussi farfelue qu’imprévisible, Richard survolait les événements et savait raison garder. Cette année, après avoir essayé en vain de convaincre son mari de passer une semaine de vacances chez les naturistes, Murielle, de rage, avait passé deux semaines, avec une amie, en Ardèche, participant à un séminaire sur le bouddhisme.La canicule annoncée persistait ; une chaleur d’enfer en cette fin de matinée. Passé le portillon, je déposai mon sachet sur la table de leur véranda. L’occasion faisant le larron, comme un paquet de linge, au sol, attendait de passer dans la machine, j’en profitai pour vérifier un lieu commun qui prétendait que les rousses avaient une odeur particulière. Mon choix se porta sur une petite culotte en synthétique, blanche et satinée, que je reniflai, côté foufoune. À part une odeur de Soupline à la lavande et deux poils roux, rien de révélateur.La pauvre Murielle, protégée par un chapeau de soleil, revêtue d’un tablier fleuri et des sabots en caoutchouc aux pieds, ramassait ses haricots en plein cagnard. Toute joyeuse de faire une pause, elle enleva son chapeau et me fit la bise. Je la félicitai sincèrement pour sa nouvelle coiffure : elle avait fait couper ses cheveux pour les friser en de nombreuses bouclettes, mais qui n’étaient plus d’un roux flamboyant. Murielle se montra flattée, d’autant que son mari, lui, n’avait pas du tout apprécié son initiative capillaire.Échange de bons procédés, elle me proposa des haricots verts, à condition que je l’aide à finir les deux dernières rangées du potager.On travailla en parallèle, accroupis l’un en face de l’autre, le seau en plastique au milieu. La conversation porta sur sa fille, angoissée par les restructurations dans son secteur d’activité. En passant d’un pied de haricots à l’autre, Murielle ne se relevait pas. Elle écartait la jambe gauche, puis elle ramenait l’autre pour progresser en canard. Le devant du tablier était bien remonté sur ses cuisses fluettes tandis que la partie arrière rasait le sol. Pendant deux à trois secondes, à chaque avancée, j’avais donc le privilège d’avoir une vue imprenable sur l’intimité de mon amie. Elle n’avait pas jugé nécessaire de s’encombrer d’une petite culotte. La canicule, sans doute. La toison rousse était clairsemée, répartie en triangle sur le pubis qui surplombait une foufounette très étrange : deux lobes anormalement allongés, juxtaposés sur toute la longueur du minou. Cette espèce d’énorme abricot, compressé sur la largeur, débordait, vers le sol, des deux cuisses béantes.Autour d’un jus d’orange, je demandai des nouvelles de Richard car je savais qu’on lui avait changé son pacemaker pour un micro-défibrillateur. C’était une catastrophe. Le défibrillateur entrait en action au moindre effort : Richard n’osait plus tondre le gazon ni bricoler, tellement il avait peur de subir la mini-décharge de l’appareil ultra-sensible. Murielle avoua qu’elle n’était pas vraiment convaincue de la véracité des dires de son époux, qui semblait profiter de l’aubaine pour ne plus rien faire du tout dans la maison… En plus, Richard refusait maintenant, à cause de ce maudit appareil, d’assurer son devoir conjugal. Bien sûr, il n’avait jamais vraiment été porté sur la chose (dixit Murielle) ; mais là, c’était la cessation définitive d’activité. D’ailleurs, elle allait profiter de ma visite pour me demander un petit service :— Puisque, à ma connaissance, tu n’as pas de nouvelle copine, j’ai pensé qu’on pourrait trouver un arrangement ; une petite baise sympa, en copains, sans se prendre la tête. Tu as quelque chose contre ? N’aie pas de scrupules pour Richard ; d’abord, on prendra toutes les précautions nécessaires pour qu’il n’en sache rien et, en plus, on ne va pas le trahir : je ne veux pas devenir ta maîtresse, parce que je suis encore amoureuse de mon mari ; juste une petite séance de galipettes de temps en temps, histoire que mes instincts lubriques ne tourmentent plus mes nuits.Puisque c’était une thérapie à but humanitaire, je me portai évidemment volontaire.Le temps qu’elle enlève le papier sur la porte et qu’elle verrouille le portillon, j’étais totalement dévêtu. Murielle prit la direction des événements et m’invita à m’allonger sur le canapé du salon alors qu’elle se débarrassait de son tablier. Ses seins étaient modestes et curieusement pointus. Debout à côté du divan, elle se pencha sur mon cas, au sens propre comme au sens figuré, en m’accordant une fellation appliquée. Contente du résultat, Murielle monta sur le canapé et s’accroupit au-dessus de mon visage, les cuisses bien ouvertes. Elle sembla satisfaite de ma prestation, mettant fin aux préliminaires avant de se vautrer dans le fauteuil voisin, une jambe posée sur chacun des accoudoirs.Comme on était entre gens de bonne compagnie, elle refusa que je sorte le préservatif que je gardais dans ma poche depuis mon divorce. J’inclinai le buste pour passer les bras derrière ses genoux. Je repliai ensuite ses jambes dans la position du poulet à la broche pendant que je güvenilir canlı bahis siteleri guidais mon membre vers la foufoune humide. C’était spacieux, confortable. Murielle synchronisa les mouvements de son bassin avec les miens avant de m’adresser quelques discrets cris aigus d’encouragement.— Voilà une bonne chose de faite !Ce fut le seul commentaire de sa part qui conclut ma prestation.En attendant de trouver sur Internet un voyage sacrifié pour m’offrir une semaine de repos, avec obligatoirement une mer à 25° dès le petit matin, je distribuais, au fur et à mesure de ma récolte échelonnée, les mirabelles aux voisins les plus proches et à des copains. L’accueil fut chaleureux partout. Jojo, mon voisin de gauche, était en vacances mais Charline, mon adorable octogénaire de voisine de droite, fut enchantée de pouvoir faire une tarte à ses enfants et petits-enfants.Rien n’allait mal.Je pus élargir le cercle de ma distribution aux gens de la rue que j’aimais bien, car la récolte de mirabelles était faramineuse. De toute façon, il fallait que je distribue tous les fruits avant de partir en vacances, car mon ex-épouse avait fait un jour un essai de conservation au congélateur et le résultat s’était révélé catastrophique : les mirabelles avaient pris une couleur brune peu sympathique et un arrière-goût qui avait rendu la tarte inconsommable. Il y avait sûrement un truc pour les conserver ; il faudrait que je me renseigne un de ces jours quand même…Tout le monde était ravi de recevoir son sachet de fruits bios. Chez ma copine Roselyne, j’allais me résoudre à lui laisser les mirabelles au pied de sa porte car elle ne répondait pas à mes coups de sonnette. Finalement, un coin de rideau se souleva et elle ouvrit sa porte. Je ne l’avais jamais vue dans un tel état. Elle, toujours si coquette, n’était pas maquillée alors qu’on approchait des 11 heures. Ses cheveux abondants, toujours impeccablement coiffés d’ordinaire, décolorés ce trimestre en jaune banane, étaient complètement hirsutes. Ses yeux rougis derrière ses grosses lunettes en écaille indiquaient qu’un événement anormal venait de se produire.— Qu’est-ce qui se passe, ma grande ? Je peux essayer de t’aider à résoudre un problème, peut-être ?Dès qu’elle ouvrit la bouche pour m’inviter à rentrer, son haleine imbibée de pastis agressa mes narines. Elle m’invita à la suivre dans son petit bureau. Elle était en savates, portant encore sa veste de pyjama et un pantalon caleçon, blanc, qui avait connu des jours meilleurs. Roselyne n’était pas grosse mais un peu dodue, et ce caleçon moulant ne cachait rien de son fessier impressionnant et de ses cuisses imposantes. J’avais fantasmé sur cette croupe, m’imaginant la tripoter… Mais bon : Roselyne était une femme sérieuse, satisfaite de sa petite vie tranquille auprès de son mari, technicien sur les plates-formes pétrolières de Norvège.Roselyne était originaire du village, et elle venait d’y obtenir sa mutation comme institutrice. Quand elle se pencha pour introduire une clé USB dans la tour du PC, les contours de sa petite culotte, de grande taille, se dévoilèrent ainsi que les petits cœurs rouges qui parsemaient l’arrière du slip en coton.À leur retour de vacances, son mari avait réintégré sa plate-forme pour un mois et, en rangeant un tiroir de son époux, elle avait découvert la clé USB, cachée dans une paire de chaussettes roulées en boule. J’étais resté debout à ses côtés pendant que Roselyne faisait défiler une série de photos.Les photos, pourtant très pudiques, ne laissaient aucun doute sur la liaison qu’entretenait, en Norvège, son mari avec une dame assez filiforme, la quarantaine. Photographiée en maillot de bain sur une plage, la Norvégienne laissait voir ses côtes saillir sous la peau tellement elle était maigre. On ne peut pas dire que Roselyne, qui tombait des nues, avait vraiment apprécié cette révélation. Avec une élocution laborieuse due à son état éthylique, elle profita de ma présence pour vider son sac sur son mari qui venait de la trahir.— Ce salaud ne va pas l’emporter au Paradis : dès ce soir, je vais l’appeler et demander le divorce avec les torts à sa charge. Pierre, va te mettre à l’aise sur les bains de soleil de la terrasse, le temps que je me rende présentable car je veux que l’on s’envoie en l’air ; une grosse fornication pour que ce salaud sache que lui aussi est cocu. Tu n’as pas le droit de refuser ça à ta copine ! En plus, tu vas être gâté car, quand je suis pompette, je fais preuve de beaucoup d’imagination…Roselyne disparut un certain temps, mais, le résultat en valait la chandelle : la chevelure impeccable ; un rouge à lèvres incandescent ; le soutif à balconnets ; la fine ceinture porte-jarretelles noire et les bas assortis ; les hauts talons rouge sang ; le shorty à bords flottants, en satin blanc. Elle semblait ne pas avoir honte de ses deux ou trois kilos superflus puisqu’elle me laissa découvrir ses charmes, souriante, les bras derrière le dos. Quand elle les ramena sur le devant, une main tenait un rouleau de papier absorbant de cuisine et l’autre une bouteille d’huile d’olive.— Pour mettre un petit peu de venin dans le coup de téléphone à mon cher époux, j’ai pensé l’informer que sa petite femme avait autorisé son amant à la sodomiser, rien que pour entendre sa réaction de petit-bourgeois très coincé sur le plan sexuel ; je ne suis pas méchante, mais… un petit AVC en direct au téléphone me réjouirait pleinement.— Roselyne, je suis désolé, mais je suis complètement novice en matière de sodomie.— Moi aussi ; c’est pas une raison pour mourir idiot, non ?C’est vrai qu’elle dévoila des talents insoupçonnables, la maîtresse d’école. Pour la première fois, on me lécha la raie du derrière, et encore un petit peu plus bas en me trayant vigoureusement. Je me sentais obligé de lui rendre la pareille ; sa croupe était splendide, avec une foufoune dodue, noyée dans une touffe de poils blondinets, jaillissant d’entre les grosses fesses. Il faut quand même avouer que la pénétration par la petite entrée de service ne nous laissera ni à l’un, ni à l’autre, un souvenir impérissable ; mais bon…À quatre pattes sur le bain de soleil, Roselyne reprenait son souffle quand elle se releva brusquement. Totalement nue, elle se précipita vers un carré de gravillons blancs. Elle me tourna le dos et fléchit les jambes en les écartant avant de se soulager d’un pipi impétueux et pressant. Roselyne me menaça des pires sévices si j’avais l’impudence d’avoir envie güvenilir illegal bahis siteleri de regarder ce qui se passait du côté pile de sa personne. Moi, je n’ai jamais accepté quelque menace que ce soit ; et elle avait vraiment une urgence… interminable.Les vacances, je les passerai près de Bodrum, dans un all inclusive. Embarquement dans les huit jours, mais un prix super cassé. Natation, lecture, bronzette et repos… beaucoup de repos pour oublier le stress et la pression imposés par la multinationale qui m’employait. Je n’avais même pas l’idée de chercher la moindre petite aventure de vacances, vu que j’avais été comblé au-delà de mes espérances pendant cette folle semaine de la mirabelle.Les premiers jours, mon programme se déroula comme prévu entre les jeunes couples qui m’ignoraient totalement et les retraités qui me regardaient d’un air compatissant parce que j’étais tout seul sur la plage et dans le restaurant. En revenant de la plage, je passais toujours au panneau d’information du tour opérateur, au cas où… C’est là que je servis d’interprète, en anglais, à un couple de récents retraités des impôts qui avaient payé un supplément pour la vue sur la mer et dont la chambre donnait sur la route. Le couple, avec un savoureux accent alsacien, me remercia chaleureusement de mon intervention. Curieusement, sur le haut de sa robe blanche, la mulhousienne portait un très beau châle brodé, noir et rouge, de type andalou, qui couvrait ses épaules et son buste.Le soir, j’arrivai trop tard au resto pour avoir une place en terrasse ; alors ils m’invitèrent à leur table. La petite bonne femme avait changé de tenue mais elle portait toujours le châle magnifique sur un chemisier. En discutant de choses et d’autres, on en arriva à parler de nos régions respectives et ils se montrèrent très surpris quand je leur parlai de mes mirabelles. J’en profitai pour évoquer mon problème de conservation du fruit au congélateur et demander conseil. La dame n’y connaissait rien dans ce domaine, mais elle me promit d’en parler à sa voisine, à qui elle devait téléphoner le lendemain pendant la sieste de son époux.Je venais de faire mes vingt minutes de crawl et je me dessalais sous la douche de la plage quand les Alsaciens me saluèrent avant d’aller s’installer sous un parasol. La dame n’avait plus son châle mais, au-dessus du bermuda, une espèce de paréo, ample et très coloré qui lui enveloppait le buste. Je crus comprendre le pourquoi de ces tenues insolites quand elle se prépara pour accompagner son mari à faire trempette. Après avoir enfilé un bonnet de bain, elle se débarrassa du paréo et se dirigea vers la mer. La petite dame avait des seins énormes, une poitrine gigantesque ; à ce niveau-là, la pauvre, ce ne devait plus être un avantage en nature mais un handicap : les mamelles étaient si imposantes qu’elle avait gardé sous son maillot de bain, en garantie, un soutien-gorge au cas où le tissu du maillot céderait.Après le dessalage, elle s’arrêta à mon emplacement pour me dire qu’elle ne m’avait pas du tout oublié pour le renseignement concernant les mirabelles.Je faisais ma petite sieste quand on frappa des petits coups à la porte. Le temps d’enfiler un caleçon, d’ouvrir et de voir la mamie alsacienne pénétrer dans ma chambre avec un large sourire.— Je connais maintenant le truc pour que vos mirabelles restent impeccables dans le congélateur mais… il faudra être très, très gentil avec moi pour que je révèle le secret. Si vous saviez comme les vacances avec mon mari sont d’un ennui mortel… Heureusement, je trouve quelquefois un mec sympa qui prend pitié de moi !Elle posa sur la table de chevet un préservatif qu’elle avait dans la main, puis elle se débarrassa de son châle. Le débardeur rose, à la limite de la rupture, essayait de maîtriser les seins monstrueux, un peu affaissés quand même, vu qu’ils n’étaient soutenus par aucun soutien-gorge. Elle me prit les mains et les posa sur ses seins.— La fellation me semble être la moindre des politesses envers mes amants ; mais si vous essayez de me sodomiser, jeune homme, je vous arrache les yeux avec mes ongles !Elle savait jouer de ses avantages, la petite dame. Certainement dans un scénario qui avait déjà fait ses preuves… Après s’être débarrassée de son débardeur, elle inclina le buste avant d’entraîner ses énormes nichons dans un mouvement latéral ample et lent ; une chorégraphie mammaire que je ne suis pas près d’oublier. Après des préliminaires assez classiques, l’Alsacienne sortit son téléphone portable et me demanda l’autorisation de prendre la photo-souvenir pour ses longues soirées d’hiver. Du moment que c’était à usage interne et personnel, j’acceptai. Elle m’invita à prendre une ou deux poses de culturiste, mais avec une préparation préliminaire pour qu’elle immortalise son copain de vacances avec une superbe érection.Elle m’entraîna bizarrement sur la terrasse pour conclure… avec vue sur la mer ! Elle me demanda de m’asseoir sur une des deux chaises en plastique puis, en se présentant de dos, elle recula pour s’enfiler sur mon pénis. C’est madame qui fit tout le travail en faisant l’ascenseur sur mon membre, visiblement ravie de se faire enfiler face à l’immensité bleue turquoise. Je pris quand même l’initiative de me relever et de m’agripper à ses mamelles avant de libérer un flot de spermatozoïdes pendant qu’elle s’agrippait à la barre de protection de mon petit balcon.La retraitée alsacienne devint malheureusement trop envahissante : il fallait que je l’accompagne à Bodrum pour marchander une montre de contrefaçon, puis l’accompagner elle et son mari dans une excursion sans intérêt et l’emmener en discothèque un de ces soirs ; sans oublier que le couple venait s’installer à ma table de restaurant midi et soir. Bref, je l’envoyai balader et on se quitta très fâché !Comme à chaque retour de vacances, j’allai offrir un petit cadeau à Charline pour la récompenser d’avoir surveillé ma maison. Elle me rendit mes clés, m’offrit le café et me tint au courant des derniers potins.Le mari de Roselyne était revenu reprendre ses affaires, mais cela s’était mal passé ; il acceptait le divorce mais voulait vendre la maison. Jojo, mon voisin de gauche, avait repris le travail pour apprendre que sa broîte lui imposait une retraite anticipé au premier janvier ; lui, qui se croyait indispensable et voulait bosser au-delà de l’âge légal, avait dû subir un sacré choc ; d’autant qu’il avait perdu son épouse l’été dernier. J’avais bien güvenilir bahis şirketleri remarqué que, dans le jardin, il m’avait à peine salué alors que d’habitude il se révélait être un bavard impénitent. Charline me réserva la Grande Nouvelle pour la fin : elle allait se faire opérer de la hanche.Murielle vint m’apporter ma part de confiture de mirabelles et, comme elle trouvait que le bronzage m’allait bien, elle est restée plus longtemps que prévu. C’est en remettant sa petite culotte qu’elle m’informa, le plus naturellement du monde et sans aucun commentaire, qu’elle avait couché avec une femme durant mon absence. Pour satisfaire sa curiosité, et dans le cadre de ses nombreuses expériences, très certainement.C’est vers la veille de la Toussaint que Jojo fit des siennes. J’étais déjà de mauvais poil : mon ex-épouse m’avait fait livrer un pot de chrysanthèmes (faut dire que j’avais refusé catégoriquement de refaire un essai de vie commune avec elle) quand le maire du village m’appela au téléphone. J’étais abasourdi : Jojo s’était rendu à la mairie pour consulter les textes de loi qui régissent la mitoyenneté et avait demandé au policier municipal d’intervenir officiellement parce que deux de mes pommiers débordaient dans son jardin, ainsi qu’une branche de mon mirabellier. Bien sûr, il avait la loi en sa faveur ; mais aller me dénoncer et quémander l’intervention des forces de l’ordre sans même en discuter avec moi auparavant me rendit fou de rage.Dans la semaine, je coupai les pommiers qui, de toute façon, ne donnaient que de tout petits fruits véreux. C’était juste joli quand ils étaient en fleur. Le mirabellier amputé d’une grosse branche me fit plus de peine. Inutile de préciser que quand Jojo eut l’impudence de venir vérifier les travaux d’élagage, il en prit plein la tronche sur son ignoble comportement de délation !Je ne lui adressais plus la parole, ni dans le jardin, ni ailleurs. Les voisins immédiats, informés par Charline de son lamentable coup de folie, non plus. Dorénavant, dès qu’il me voyait débarquer dans le jardin, il fuyait, abandonnant bêche et rasette en catastrophe. Il avait sûrement pris conscience de la gravité de ses actes, le Jojo, car il essaya de renouer des liens avec moi ; mais je l’envoyai au diable sans ménagement.Sa retraite forcée imminente, avec la solitude du veuvage qui l’attendait et la mise en quarantaine du quartier aggravèrent son état dépressif, et Jojo se paya un gros malaise, avec évacuation par les pompiers et hospitalisation. Sa fille, que j’avais connue adolescente et que j’avais bien aidée en mathématiques l’année de son bac, vint me supplier de me réconcilier avec son père. Le corps médical conseillait d’éliminer impérativement toute cause de stress ou de contrariété.J’allais quand même pas mettre en cause la santé de son papa adoré parce qu’il m’avait fait amputer d’une branche un arbre ! Peut-être aussi que le fait qu’elle m’ait dit qu’elle était prête à tout pour que je m’exécute a-t-il pesé sur ma décision ? Elle avait un visage ingrat, avec un menton trop carré et des cheveux raides comme des baguettes, mais vingt ans de moins que moi et des rondeurs qui se révélèrent bien sympathiques quand elle se débarrassa de sa robe…Janvier et février s’écoulèrent sans que je ne m’en rende compte. Jojo était redevenu charmant et, avec ses économies et la cagnotte de son pot de retraite, il allait s’offrir une petite croisière en Méditerranée ; un vieux rêve.La récolte de mirabelles serait moins abondante ; les minuscules fruits verts étaient par trop disséminés, mais la branche coupée donnerait quand même sa modeste contribution.Murielle m’entraîna un soir dans une soirée coquine organisée par un couple de libertins occasionnels. Toujours son goût de la découverte… Ces gens charmants ne fréquentaient pas le cap d’Agde ni les clubs échangistes. Ils voulaient juste épicer leur vie sexuelle, mais sans vulgarité ni v******e et en évitant surtout les stupides jeux érotiques qui préludaient à ce genre de soirées. On se retrouva à quatre couples et, quand ces dames réapparurent vers 22 heures en lingerie, les mâles les attendaient en caleçon dans le salon. Elles se libérèrent de leur soutien-gorge en le faisant tournoyer avant de le suspendre au lustre. Pour les petites culottes, elles ont requis l’aide de la gent masculine. Je me souviens avoir brouté, plus ou moins longuement, trois minous et avoir été récompensé par deux fellations. Protégés par un préservatif et à la demande de nos partenaires féminines qui désiraient faire un essai comparatif, on passa de l’une à l’autre avant qu’elles fassent leur choix pour leur étalon d’un soir.À la mi-août, les fruits gorgés de soleil auraient dû ne m’apporter que du bonheur… mais les mauvaises nouvelles se succédèrent.D’abord, Charline se fâcha avec moi. Elle s’était mis dans la tête que, comme son petit-fils avait trouvé du boulot sur Grenoble et que Claire, la maman divorcée du grand dadais se retrouvait seule, ce serait une bonne idée que nous passions le restant de nos jours ensemble. Ben, voyons ! Je n’en avais aucune envie : Claire était certes charmante et intelligente, mais elle était totalement dépourvue de poitrine. En outre, je trouvais que les relations que Claire et son fils entretenaient étaient ambiguës : c’est le fils qui achetait, sur le Net, les vêtements et la lingerie de sa mère !La seconde mauvaise nouvelle concernait ma relation avec Murielle : c’était fini avec moi, mais elle avait aussi largué son mari. Madame avait rencontré Le Grand Amour de sa vie…C’est en allant à la pharmacie que je reçus le coup de grâce.La pharmacienne avait prévenu ses clients, pour éviter toute bévue, que son remplaçant pendant ses vacances serait un homosexuel. Dans le petit village, il valait mieux prendre certaines précautions… Ce jeune homme, fort sympathique au demeurant, m’observait sérieusement pendant qu’une préparatrice s’occupait de mon ordonnance. Elle me questionna sur les lieux de ses vacances prochaines : Athènes, Santorin et surtout Mykonos ; elle savait que j’y étais allé plusieurs fois avec mon ex- épouse. Le pharmacien remplaçant m’accompagna à l’extérieur et, loin des oreilles indiscrètes, il me lança à voix basse :— Je suis peut-être indiscret, mais c’est bien vous que j’ai vu sur quelques sites gay du Net, non ?— Je pense que vous faites erreur, à moins que ce soit pour la caméra cachée…— Monsieur, je suis très sérieux ; je ne peux quand même pas me tromper : votre moustache à la José Bové, votre cicatrice sur le nez et la double tache de naissance sur votre avant-bras gauche m’assurent que c’est bien vous qui posiez… avec une belle érection, d’ailleurs, compte tenu de votre âge !La vengeance de la mamie alsacienne de Bodrum, celle aux mamelles hollywoodiennes, me laissa pantois.

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